Début, saison 2022 mais où est parti l’eau ? (Avril - Mai 2022)
Le début de la saison 2022 commençait le 15 Mars et il était prévu de sortir le bateau de l’eau  pour une série de travaux. Il y avait deux vannes à remplacer, refaire l’antifuling et des retouches  au gelcoat. Tous ces travaux nécessitaient de sortir Terus hors de l’eau. Malheureusement, nos  beaux plans tombèrent à l’eau car le niveau de la mer avait baissé de près de 40cm par rapport à  la normale. Par une combinaison de facteurs telle une haute pression atmosphérique prolongée, un  vent prolongé du nord et la nouvelle lune, l’eau de la mer Egée avait migré vers le sud et il a fallu  plus d’un mois pour que le niveau de l’eau remonte. A Kalamata, la fosse du travel-lift n’avait plus  qu’1m90 de profondeur, largement insuffisant pour Terus qui a besoin de 2m30 de profondeur.  Néanmoins, on pouvait s’estimer heureux d’être dans l’eau car de nombreux  bateaux qui  hivernaient à sec à Kalamata étaient coincés sur terre et ont dû attendre début mai pour pouvoir  être remis à flot. C’est donc sans avoir effectué certains travaux que nous avons quitté  Kalamata  le 15 Avril après avoir vérifié que notre antifouling était encore propre. Notre premier plan  prévoyait de s’ancrer à Elafonissos près du Cap Malea mais vu les bonnes conditions de la mer,  nous avons été directement sur la côte Est du Péloponnèse dans le port de Monemvasia. Arrivés au  port, nous avons été informé par un ami pêcheur qu’il y avait une forte probabilité que deux jours  plus tard, il y aurait une formation de vagues fortes venant de Crète qui risquait de passer au-delà  de la digue du port et de provoquer des dégâts aux bateaux qui y seraient. Nous avons donc mis le  bateau pendant 3 jours à l’abri au petit port de Gérakas situé à 10 miles plus au nord avant de  retourner à Monemvasia.   Effectivement, pendant notre absence une série de vagues ont débordées de la digue et un  camping-car garé non loin de la digue a été submergé par les vagues subissant de gros dégâts au  point que les assurances l’ont considéré comme perte totale. Comme le vent du nord continuait de  souffler, nous avons décidé de visiter le sud du Péloponnèse vers le Cap Maléa. Nous avons ainsi  visité la grotte  de Castania non loin de la ville de Néapolis. Cette grotte a été découverte par un  berger qui avait noté que des abeilles entraient dans un faille. En regardant de plus près, il a  découvert une superbe grotte riche en stalagmites et stalactites. Le guide, lors de la visite, nous  a indiqué un endroit où il y a des traces de feux de bois indiquant que des hommes s’y sont abrités.   Comme la grotte a été découverte récemment seule une partie a été explorée et on ne sait pas si  elle a été occupée lors de la période Néolithique comme d’autres grottes du Péloponnèse. Apres la  grotte,  nous avons été non loin du Cap Maléa pour visiter une foret fossile pétrifié. On y voit à de  nombreux endroits des troncs de fougères fossilisées ainsi que des oursins et coquillages. Pour  nous marins, nous réalisons que ce cap  est certes dangereux lors de tempêtes mais pour les  terriens un endroit intéressant à visiter. Nous avons attendu une fenêtre météo favorable pour  nous diriger vers la mer Egée direction l’’île de Milos où nous avons eu la surprise de retrouver  Cacao, un bateau  que nous connaissons bien et que nous croisons régulièrement tous les ans. Nous  avons loué une voiture pour visiter l’île qui a plusieurs belles plages dont celles de Sarakiniko où  nous avions l’impression d’être dans un autre monde. Mais il y a d’autres merveilles à Milos comme  la ville de Plaka, dans les hauteurs, avec une superbe vue de la mer entourant l’île.  Plus bas, on  retrouve de charmants villages de pêcheurs comme Klima  où chaque maison est de couleur  différente et possède une grande porte pour mettre le bateau de pêche à l’abri.  De nos jours, peu de pêcheurs y vivent mais  ils ont transformé leur maison en logement air-BNB  car plus rentable et moins fatiguant que la pêche. Pour ceux qui en louent une maison, ils ont un  logement avec l’eau à la porte. Après plusieurs jours à Milos, le vent se calma et nous nous  dirigeâmes vers l’Est  pour rejoindre l’île d’Ios. Du port, on peut prendre un escalier vers la chora.  Mais une des attraction principale de l’île est la série de 3 chapelles situées au sommet où l’on  peut observer un beau coucher de soleil. La balade vers les chapelles exige de monter de  nombreuses marches mais cela vaut bien l’effort. Le légende dit que Homère célèbre poète y  serrait né et décédé. La tombe d’ Homère se situe à une quinzaine de kilomètres  au nord de l’ile.  Si cette dernière, en elle-même n’a qu’un intérêt limité car très dégradée, la balade vaut  cependant vraiment le détour pour les paysages sauvages que l’on traverse pour s’y rendre. Une  fois le vent du nord calmé, nous avons repris notre navigation vers l’Est  pour rejoindre l’île  d’Amorgos. Cette île est peu fréquentée par les touristes même si de nombreuses scènes du film «  Le Grand Bleu » ont été filmées. Le monastère de Panaghia Chozoviotissa est une visite à ne pas  manquer. Ce monastère date du 11ème siècle et est adossé à la montagne. La largeur maximale  est  de 6 mètres  mais certains endroits font à peine plus de 5 mètres de large. Pour y arriver, 200  marches vous attendent avant de franchir la porte de celui-ci et seules quelques pièces sont   accessibles aux visiteurs.  Etant arrivés peu après l’ouverture, nous avons eu la chance d’être les  seuls touristes au moment de notre visite et le gardien nous expliquait que de nos jours il n’yavait   plus que 2 moines (alors que par le passé il y en avait une trentaine) et seul Dieu sait ce que le  futur nous réserve, disait-il. Administrativement, le monastère est rattaché à celui de Santorin  distant de seulement 60 km. En contrebas du monastère,  il y a la plage d’Agia Anna où une grande  partie du film « Le Grand Bleu » a été tourné. La couleur de la mer y est bleu foncé car très clair  et profond à cet endroit. On comprend dès lors pourquoi le site a été choisi pour le tournage  dufilm. Notre étape suivante était vers l’île d’Astipalia. Cette île en forme de papillon est très  touristique car il y a de nombreuses plages. Comme nous étions tôt dans la saison (mi-mai), la  grande majorité   des boutiques étaient encore fermées. Il y a un hôpital mais certains médecins ne viennent qu’une  semaine par mois. Mieux vaut planifier son mal de dents car si le dentiste est absent, il faut aller  se faire soigner ailleurs ou attendre 3 semaines.  Nous étions amarrés  le long de la jetée de  Maltezana située à l’Est de l’île car un fort vent du nord a soufflé pendant plusieurs jours. Pourse   rendre en ville, nous avons pris prendre le bus scolaire de 7h du matin et en revenir à 13h avec les  écoliers . Sinon l’autre option était le taxi. En haut du port principal, il y a une ancienne forteresse  qui est en voie de tres lente rénovation. Mais le site n’a rien de particulier si ce n’est celui d’offrir  une belle vue. Non loin de l’endroit où Terus était à l’abri, il y avait un monument Français érigé en  l’honneur de l’enseigne de vaisseau Hippolyte  Bisson qui le 6 novembre 1827 faisait exploser son  bateau afin qu’il ne tombe pas aux mains de pirates. Une plaque situé à coté du mémorial relate  ces exploits. 
Monemvasia Grotte de Castania Fossiles pétrifiés cap Maléa Sarakiniko Klima Tombe de Homère Ios Monastere Panaghia (Amorgos) Ios Monument H.Bisson Astipalia

Sillages: 2022

Haut de cette page Page Précedente Page Suivanrte Accueil Nos Sillages Position Actuelle Nos Amis Preparation Bateau Statistiques Contacter Nous English